La couture et la mythologie

La couture est un art ancien qui remonte à l’époque préhistorique, où les gens ont commencé à utiliser des aiguilles pour assembler des morceaux de tissu pour créer des vêtements et des accessoires. La couture est également liée à la mythologie, car dans de nombreuses cultures anciennes, les dieux et les déesses étaient souvent associés à la création de vêtements. Par exemple, dans la mythologie grecque, Athéna, déesse de la sagesse et de la guerre, était également considérée comme la patronne des tisserands et des couturières. Dans la mythologie romaine, Vénus, déesse de l’amour et de la beauté, était également associée à la couture. Ces histoires ont permis de conserver l’importance de la couture comme un art important et respecté au cours de l’histoire.

Chez les grecs

Dans la mythologie grecque, il y a l’histoire de la déesse Arachné qui était une couturière très habile et talentueuse. Elle se vantait d’être meilleure que la déesse Athéna, la déesse de la technique et de l’artisanat. Athéna, ayant entendu parler de son arrogance, a décidé de la mettre à l’épreuve en lui proposant un concours de couture. Les deux déesses ont commencé à travailler sur leurs œuvres respectives. Arachné a réalisé un magnifique tapis représentant des scènes de dieux et de déesses commettant des actes immoraux, tandis qu’Athéna a créé un manteau décoré de scènes de triomphe et de gloire.

Lorsque les deux œuvres ont été terminées, elles ont été exposées pour un jugement public. Tout le monde était émerveillé par la finesse et la délicatesse des deux œuvres, mais il était évident que celle d’Arachné était la plus belle. Les gens louaient sa technique et sa créativité, mais Athéna était furieuse car elle se voyait dénigrée par la jeune mortelle. Elle a alors révélé sa véritable identité à Arachné et l’a défiée de reconnaître sa propre arrogance et de demander pardon pour son orgueil. Arachné, cependant, était trop fière pour admettre ses erreurs et a refusé de se repentir.

En colère, Athéna a déchiré le tapis d’Arachné et l’a transformée en araignée pour l’éternité, condamnée à tisser des toiles pour le reste de ses jours en souvenir de sa punition pour son arrogance. Cette histoire est souvent utilisée pour rappeler l’importance de l’humilité et de la modestie.

Dans le nord

Dans la mythologie nordique, les Valkyries étaient des déesses guerrières qui servaient Odin, le dieu principal de la guerre et de la mort. Elles étaient responsables de choisir les guerriers qui mourraient au combat et de les emmener au Valhalla, le hall des héros morts. Les Valkyries étaient souvent décrites comme des femmes belles et puissantes qui montaient des chevaux blancs et portaient des armures faites de plumes.

Les armures de plumes des Valkyries symbolisaient leur légèreté et leur agilité. Les plumes étaient censées les protéger des coups d’épée et des flèches, tout en leur permettant de se déplacer rapidement et facilement sur le champ de bataille. Les plumes étaient également un symbole de leur lien avec les oiseaux, qui étaient considérés comme des messagers des dieux dans la mythologie nordique. Les Valkyries étaient souvent associées aux corbeaux, qui étaient considérés comme des symboles de la mort et de la résurrection.

Les armures de plumes des Valkyries étaient également censées les rendre presque invincibles, car elles étaient censées pouvoir les protéger des blessures mortelles. Cependant, elles ne les rendaient pas immortelles. Les Valkyries pouvaient être tuées, mais leur mort était considérée comme glorieuse et honorable.

En résumé, les armures de plumes des Valkyries dans la mythologie nordique symbolisent leur légèreté, leur agilité, leur invincibilité mais aussi leur lien avec les oiseaux, symboles des messagers des dieux et de la mort.

Chez les Egyptiens

Dans la mythologie égyptienne, Isis était la déesse de la magie, de la fécondité et de la résurrection. Elle était considérée comme la déesse la plus puissante et la plus aimée de toutes les divinités égyptiennes. Elle était souvent associée à des vêtements en lin, qui symbolisaient la pureté et la résurrection.

Selon la mythologie, Isis était la sœur et l’épouse de Osiris, le dieu de l’agriculture et de la vie éternelle. Lorsque Osiris a été tué par son frère Set, Isis a utilisé ses pouvoirs magiques pour ramener son mari à la vie. Elle est devenue alors connue comme la déesse de la résurrection et de la vie éternelle.

Le lin était également utilisé dans les rituels funéraires pour envelopper les morts, car il était considéré comme purificateur. Le lin était également utilisé pour les bandages et les momies, car il était censé protéger les morts contre les forces maléfiques et les aider à atteindre l’au-delà. Le lin était également considéré comme un symbole de l’immortalité et de la résurrection, étant donné qu’il se renouvelle tous les ans.

En résumé, dans la mythologie égyptienne, Isis est associée aux vêtements en lin, qui symbolisent la pureté, la résurrection et la vie éternelle, et sont utilisés dans les rituels funéraires pour protéger les morts et les aider à atteindre l’au-delà.

En Chine

Dans la mythologie chinoise, l’Empereur Jaune est considéré comme le fondateur de la civilisation chinoise, il est un personnage légendaire qui est crédité d’avoir introduit de nombreux arts et métiers à ses sujets. Il a enseigné aux gens comment cultiver des céréales, élever des animaux, et construire des maisons. Il a également introduit de nombreux arts tels que la poterie, la sculpture, la musique et la danse. Il est également crédité d’avoir inventé le tissage et la couture. Il a enseigné aux gens comment tisser des vêtements à partir de fibres végétales et animales, et comment coudre ces vêtements ensemble pour créer des tenues plus chaudes et plus durables.

La légende de l’Empereur Jaune montre comment la couture et le tissage étaient considérés comme des arts importants pour améliorer la qualité de vie des gens. La couture permet de coudre des vêtements pour se protéger des intempéries et des conditions climatiques difficiles, le tissage permettait de créer des vêtements plus résistants, pour améliorer les conditions de vie et de survie des gens. Les deux arts ont donc une fonction pratique importante.

L’Empereur Jaune est souvent vénéré comme un dieu de la créativité, de la technologie et de l’innovation, il est considéré comme un leader visionnaire qui a aidé les gens à développer leur potentiel créatif et à améliorer leur qualité de vie. Il est considéré comme un symbole de la persévérance, de la sagesse et de la créativité.

Chez les catholiques

Le linceul de Turin, également connu sous le nom de Suaire de Turin, est un morceau de lin qui est considéré comme le linceul qui aurait enveloppé le corps de Jésus après sa crucifixion. Il est actuellement conservé dans la cathédrale de Saint-Jean-Baptiste à Turin, en Italie.

Il est considéré comme l’un des objets les plus sacrés et les plus importants de la chrétienté. Il mesure 4,36 mètres de long sur 1,10 mètre de large, et il est considéré comme l’un des rares reliques de la Passion de Jésus qui ont survécu jusqu’à nos jours.

Il y a eu de nombreux débats et controverses autour de l’authenticité du linceul de Turin au cours des siècles. Des études scientifiques ont été menées pour tenter de déterminer l’âge et les /méthodes utilisées pour créer le linceul, mais les résultats ont été controversés. Certains croient que le linceul est authentique et remonte à l’époque de Jésus, tandis que d’autres croient qu’il s’agit d’une contrefaçon plus récente.

Malgré les débats sur son authenticité, le linceul de Turin est considéré comme un symbole important de la foi chrétienne et est l’objet de pèlerinages et de vénération de la part des croyants de par le monde. Il est exposé pour la veneration publique tous les 25 ans environ.

Chez les celtes

Dans les légendes irlandaises, il y a l’histoire de la « Trousse de cuir de Dagda », un sac magique qui était détenu par le dieu Dagda, un des dieux les plus importants de la mythologie celtique irlandaise. Ce sac pouvait contenir tout ce que l’on voulait et ne se vidait jamais, il était donc très pratique pour les voyages. Il était également considéré comme un symbole de richesse et de prospérité.

Il y a également l’histoire de la « Cape de Manannán », une cape magique qui était détenue par le dieu Manannán, qui était considéré comme le dieu des mers et des océans dans la mythologie celtique irlandaise. Cette cape rendait invisible celui qui la portait, il était donc très utile pour les voyages et pour échapper à ses ennemis.

Ces histoires font partie de la riche tradition mythologique celtique qui comporte de nombreux récits de objets magiques et de pouvoirs surnaturels. Les celtes croyaient que ces obj/ets magiques étaient des symboles de puissance et de protection, et ils étaient souvent associés à des dieux et à des héros importants.

Chez les musulmans

Il existe plusieurs types de tissus sacrés dans l’Islam. Le plus connu d’entre eux est le voile appelé « hijab » qui couvre la tête et le cou des femmes. Le hijab est considéré comme un symbole de modestie et de pudeur, et il est souvent porté par les femmes pour montrer leur dévotion à Dieu.

Il y a également le « niqab » qui couvre le visage et le « burka » qui couvre le corps entier et seulement les yeux sont visibles. Ces deux derniers vêtements sont principalement portés dans les régions où l’Islam est fortement pratiqué.

Il existe également des « khimar » et des « niqab » pour les femmes, qui sont des vêtements couvrant la tête et le visage. Ces vêtements sont portés par certaines femmes musulmanes pour montrer leur dévotion à Dieu et pour respecter les normes de modestie.

Enfin, le « jilbab » est un vêtement long et ample qui couvre tout le corps des femmes, il est souvent porté par les femmes musulmanes pour respecter les normes de modestie.

Chez les juifs

Le Tallit est un manteau de prière important dans la tradition juive, utilisé principalement lors de la prière du matin (shacharit) pour rappeler les commandements de Dieu. Il est porté par les hommes adultes et est généralement fabriqué en laine ou en soie. Il est orné de franges à chaque coin appelées tzitzit, qui rappellent les commandements de Dieu et sont censées aider à se concentrer sur la prière. Les tzitzit sont attachés à chaque coin du tallit, avec un nombre spécifique de fils et de noeuds, selon les prescriptions de la loi juive. Le port du Tallit est considéré comme un acte de dévotion et de respect envers Dieu.

Le Châle de Tsitsit est un autre type de châle de prière utilisé par les hommes lors de la prière quotidienne ou pour les fêtes religieuses. Il est également fabriqué en laine ou en soie et orné de franges tzitzit, similaires à celles du Tallit. Il est généralement plus petit que le Tallit et porté sous les vêtements pour rappeler les commandements de Dieu tout au long de la journée. Il est également connu sous le nom de Tallit katan ou « petit Tallit ». Le port du châle de Tsitsit est considéré comme un acte de dévotion et de respect envers Dieu, il est considéré comme une pratique quotidienne pour les hommes croyants.

Les Tefillin sont des boîtes en cuir contenant des passages de la Torah écrits sur des parchemins. Ces passages sont attachés à l’avant-bras et à la tête par des lanières de cuir, lors de la prière quotidienne. Le Tefillin sont portés par les hommes adultes et sont considérés comme un moyen de se rappeler les commandements de Dieu et de se concentrer sur la prière. Les passages choisis pour être mis dans le Tefillin sont tirés de la Torah, ils sont Deutéronomes 6:4-9 et 11:13-21. Le port des Tefillin est considéré comme une pratique quotidienne pour les hommes croyants et est considéré comme un acte de dévotion et de respect envers Dieu.

Le Parochets, également connu sous le nom de « rideau du Saint des Saints », était un rideau qui séparait la salle du trône de Dieu dans le Temple de Jérusalem. Il était considéré comme l’un des objets les plus sacrés de la tradition juive, car il symbolisait la séparation entre le monde humain et le monde divin. Il était également considéré comme un symbole de la présence de Dieu parmi les Juifs.

La birmanie

La mythologie birmane est très riche et complexe, avec de nombreux dieux et déesses, des histoires et des légendes qui se sont développées au fil des siècles. Il y a plusieurs récits qui mettent en scène des éléments de textile, tels que des vêtements magiques et des objets fabriqués à partir de fils d’or et d’argent.

Un exemple notable est la légende de la « vêtement d’or de Shin Sawbu », qui raconte l’histoire d’une princesse birmane qui a été transformée en grenouille par un sorcier jaloux. Elle a réussi à retrouver sa forme humaine en portant un vêtement d’or fabriqué par ses parents. Cette histoire est souvent associée à la richesse et à la royauté, ainsi qu’à la victoire sur les forces malveillantes.

Il y a également des récits de vêtements magiques qui ont des pouvoirs surnaturels, tels que les « vêtements de la déesse Hnamar » qui étaient censés protéger contre les mauvais esprits. Dans la mythologie birmane, il y a également des récits de tissus fabriqués à partir de fils d’or et d’argent qui ont des pouvoirs magiques, comme la capacité de rendre invisible celui qui les porte.

En général, dans la culture birmane, les textiles sont souvent associés à la richesse, à la royauté, à la beauté, mais aussi à la protection et à la sécurité. Les textiles jouent un rôle important dans les cérémonies religieuses et les rituels, ils sont souvent utilisés pour des offrandes à des dieux et des déesses.

L’Indonesie

La mythologie indonésienne est riche en histoires et en symboles liés au textile. Le textile est un élément important de la culture indonésienne, et il est souvent associé à la spiritualité et à la religion.

Dans la mythologie indonésienne, il y a l’histoire de « Rangda », une déesse maléfique qui est souvent associée à la mort et à la maladie. Elle est souvent décrite comme ayant des seins qui pendent jusqu’à ses genoux et des cheveux longs et emmêlés, et est souvent représentée dans les danses traditionnelles indonésiennes avec un costume qui est fait de longs tissus blancs qui flottent autour d’elle.

Il y a également l’histoire de « Barong », un dieu bénéfique qui est souvent associé à la protection et à la guérison. Il est souvent représenté comme un lion ou un animal similaire et est souvent vêtu d’un costume fait de tissus colorés et orné de motifs complexes.

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